In Clarence's Time - The Railway

Scritto da Helen Blanc-Francard on .

Musing to the music of the Riviera railway - by Helen Blanc-Francardthe riviera express 1907

Swaying along the curving bays of the coast with the dazzlingly blue Mediterranean glittering just below the track, busy Bordighera station was the first glimpse of the town that all those eager, newly rich tourists had as they arrived to stay in its renowned hotels and pensiones. It was the same for those friends and family members who came occasionally from gloomy England to visit Clarence Bicknell or the many guests en route for the lively next door MacDonald household. Unlike Clarence's guests though these, often 'artistic' types, would have been filled with excitement at the prospect of new encounters and theatrical fun.

Image, right: The Riviera Express in 1907.

For the ex-pat residents of Bordighera the train was their life-line: the reason they were there in the first place and their line of escape when life got too tedious or scandal threatened. Gamblers, courtesans, musicians and entertainers must have disembarked with the hope of returning richer than when they set out and all those weary invalids, arriving for the winter season in expectation of recovering their health, must have sighed with relief as the train drew in. Whilst the passengers stepped down from their carriages, packages, boxes and baskets of luxury goods from all over Europe clattered onto the platform to stock the fashionable shops in Via Vitorio Emmanuele and to supply the grand hotels and splendid villas with lavish and delicious foodstuffs, decorative objects and modern paraphernalia. The train going back up the line, and on their way to the markets in Paris, London and Berlin, was loaded high with crates of freshly cut roses, carnations and mimosa brought down from the hills above Bordighera - how fragrant the journey must have been! Piles of elaborately plaited palm leaves destined for the Vatican went by the same route at Easter time. 

bordighera station 1897Even the body of the old Queen of Italy was sent off in great style from the station in a black-draped, garland-swagged train in 1926 on her last voyage to the Pantheon in Rome:https://www.youtube.com/watch?v=26JnSnge9o0 Clarence and Luigi would have know the bustling station particularly well because it was the first leg of many a long journey that connected them to ports and railway hubs for their onward travels abroad. When they returned with their suitcases and cabin trunks slightly heavier than when they set out - weighed down with new sketchbooks and watercolours, recently gathered botanical samples and Esperanto literature, how pleasing to know that Villa Rosa was so close to the station and they would soon be home. Bordighera's railway station was made in 1873 (left, a postcard image from 1897).

Watch a few seconds of the historically-important early film made in 1895 by Les Frères Lumière, viewable on YouTube:

https://www.youtube.com/watch?v=1dgLEDdFddk

When, in small theatres, the film was first shown to the public it was reported that the audience flung themselves off their seats convinced that the train rushing towards them was going to run them over! This fact was later denied.

I came across another fait divers that I have not had time to verify - that it was Raphael Bischoffsheim who initially arranged for the express train to stop in Bordighera. This info would make some sense because he resided briefly in that gorgeous villa we know about built by Charles Garnier. Apparently he had an influential role in the railroad system of Northern Italy. The book Bordighera and The Western Riviera, published in 1883, advertises hotels, their attractions and the many English goods that were for sale in Bordighera or in nearby towns. Clarence would have been able to purchase all the 'home comforts' his heart desired if he so wished (which he almost certainly didn't!).  John Pemble says in his book The Mediterranean Passion: Victorians and Edwardians in the South, “The facilities on the train itself were very comfortable and the service regular and rapid”.

The railway network contributed greatly to the development of the Riviera. Here here is an extract from:

https://www.departement06.fr/documents/Import/decouvrir-les-am/rr69-1977-02.pdf

" La construction du chemin de fer eut une importance décisive sur les effets de la valorisation touristique du littoral régional. Construite pour des choix politiques précis qui caractérisèrent tout le système ferroviaire italien, cette voie fut installée parallèlement au littoral, exerçant une attraction orientée vers une succession plus dense de centres qui, à leur tour, étaient reliés aux grands centres, ceux-ci l'étant ensuite aux métropoles intérieures qui géraient l'économie du pays. La construction d'un trace côtier fut dominée, dans son dessin d'ensemble et dans ses solutions particulières, par les impératifs de la morphologie régionale. A cause de celle-ci, la voie ferrée trouvait le long de la côte un parcours plus facile. Au niveau local, les effets de la construction du réseau ferroviaire furent immédiats bien qu'irrégulièrement distribués: ceux-ci donnèrent une notable impulsion à la croissance des centres côtiers, principalement ceux en liaison avec les gares destinées à desservir les centres immédiatement voisins, principalement sur les hauteurs. De 1871 à 1901, les villes de la Riviera enregistrèrent un très fort accroissement de la population; pour la seule ville de San Remo, il fut de 93,5 (un quasi-doublement en trente ans), déterminé de façon prépondérante par une dépopulation progressive des villages de l'arrière-pays. L'économie touristique concentrée de façon particulière dans quelques zones de la Riviera, comme San Remo, Bordighera, Ospedaletti, fournissait, pendant la période hivernale, des occasions de travail pour de nombreux habitants des villages de l'intérieur qui, durant cette saison froide, ne pouvaient continuer à cultiver leurs champs puisque l'agriculture et les activités connexes étaient les seules occupations offertes par ces zones. Comme nous l'avons déjà noté précédemment, de nouveaux quartiers de plus en plus étendus s'individualisèrent. Bordighera s'étendit à l'ouest, le long de la voie romaine, Ospedaletti, le long de la voie aurélienne. San Remo vit s'établir à l'ouest le quartier de la Foce Berigo et à l'est celui de Saint-Martin. Ainsi est née une orientation touristique de l'espace s'appuyant: principalement sur la proximité de la route et de la voie ferrée, ainsi que sur la déclivité limitée de la zone côtière, par rapport à l'espace de l'intérieur. Il se créa en outre de nouvelles zones commerciales et financières qui, pour la plupart, s'installèrent à proximité des gares, des hôtels les plus importants et des maisons de jeu. L'arrivée du chemin de fer dans la ville en 1872 lui donna une impulsion pour installer des mécanismes de rente foncière et immobilière. A partir de cette date, on assiste à la réalisation de structures réceptrices pour le tourisme. Dans la seule ville de San Remo, les hôtels passent de quatre en 18651 à trente deux en 1905 et les villas enregistrent de 1374 à 1906 un accroissement de 190 sur un total de 2342. Il faut également noter, dans le secteur hôtelier, la formation de chaînes hôtelières qui associent des stations estivales. D'ailleurs, cet aspect était amplement souligne par la publicité de l'époque. Un facteur faisant enfin apparaître la transformation de la ville dans un sens plus nettement touristique fut en outre le développement d'un grand réseau routier dans les zones de collines de la région côtière, en vue de rendre constructibles des terrains qui ne l'étaient pas faute d'accès. En ce qui concerne les caractéristiques des investissements touristiques, on note l'essor important de cette tendance précédemment relevée qui voit la présence de capitaux étrangers. Parlant de Bordighera, un auteur de l'époque notait: "Les banques, les hôtels,bordighera postcard 1918 les grands immeubles, les meilleures propriétés (sans parler même de l'industrie du gaz, des tramways, de l'énergie électrique, des ciments, des tissus, des établissements de bain, de jeux, de la poste, tous ou presque sont exploités, sont propriétés d'étrangers. Les terrains tout au long du littoral, dans les sites les plus agréables, tout est vendu, tout est complet, tout est à des étrangers". (Martinelli V., La Riviera e l'industrialo italiano, Bordighera, 1910).

Lastly, here is rather a wonderful and unusual post card I think! It really could be a snap of Clarence - taken on a calm spring day as he walked along the sea front in Bordighera in the last year of his life - the date is 1918. But, as I have mentioned before, a big white beard and a moustache makes a lot of men look similar in their later years.

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